Dans un contexte où près de 700 000 entreprises françaises seront à transmettre d’ici 2030, la reprise d’entreprise représente un levier essentiel du renouvellement entrepreneurial et du maintien de l’activité économique dans les territoires. Malgré cet enjeu majeur, de nombreux projets échouent ou ne se concrétisent pas, faute de méthodologie rigoureuse, d'accompagnement adapté, ou de compétences structurées. Cette certification s’adresse à des publics variés : aussi bien des repreneurs individuels – souvent issus d’horizons techniques ou opérationnels sans formation initiale en gestion – que des cadres ou dirigeants d’entreprise engagés dans des opérations de croissance externe ou de reprise dans le cadre de projets structurés (spin-off, filialisation, etc.). Elle vise in fine à sécuriser ces projets de transmission d’entreprise en dotant les porteurs de projet des compétences transversales indispensables à leur réussite professionnelle en tant que futurs dirigeants. Les principaux facteurs d’échec identifiés dans les projets de reprise sont notamment l’inadéquation entre le profil du repreneur et l’entreprise cible, un diagnostic insuffisamment approfondi, une évaluation imprécise de l'entreprise, des modalités financières et juridiques mal maîtrisées, ou encore une transition post-reprise mal pilotée. Pour répondre à ces enjeux critiques, la certification mise en œuvre par l’IRCE apporte aux porteurs de projets les compétences nécessaires pour formaliser leur projet de reprise en adéquation avec leurs compétences, aspirations et moyens financiers réels, et ainsi identifier des entreprises pertinentes par des stratégies de prospection efficaces et diversifiées (plateformes spécialisées, réseaux professionnels, intermédiaires du marché). Elle leur permet également d’acquérir la capacité d’analyser en profondeur l’entreprise cible, dans toutes ses dimensions (financière, commerciale, organisationnelle, humaine), en tenant compte notamment des aspects RSE et handicap, afin de détecter précisément les potentiels et risques associés à l’opération. À partir de ce diagnostic global, le candidat applique ensuite les principales méthodes de valorisation financière (EBITDA, méthode des flux de trésorerie actualisés, approche patrimoniale) pour estimer de manière argumentée et réaliste la juste valeur de l’entreprise à reprendre. Dans la phase opérationnelle, la certification permet au repreneur de définir clairement les modalités juridiques et financières de la reprise (impact patrimonial et fiscal, montage juridique adéquat tel que holding ou LBO), tout en anticipant les différentes modalités possibles du rachat (protocoles d’accord, clauses spécifiques), pour garantir une négociation réussie et sécuriser juridiquement l’opération. Enfin, elle lui apporte les compétences nécessaires au pilotage efficace de la phase post-reprise, notamment en matière de gouvernance, d'élaboration d'un plan d’actions stratégique et opérationnel global, ainsi que de suivi financier et humain, intégrant pleinement les dimensions RSE et d’inclusion du handicap lorsque cela est pertinent.