La restauration des objets d’art est la discipline appliquée au traitement physique des œuvres artistiques afin d'en assurer leur conservation et leur pérennité dans le temps, pour qu’une transmission aux générations futures soit possible. Cette tâche complexe et méticuleuse doit être fondée sur des principes d’éthique, des bases scientifiques et des ressources technologiques afin de suivre la déontologie du métier qui est basée sur la stabilité et la réversibilité des matériaux utilisés, ainsi qu’à en rendre la meilleure lisibilité possible. Ainsi les restaurateurs exercent un métier qui leur donne une responsabilité particulière pour la sauvegarde du Patrimoine tant privé qu’institutionnel. Le restaurateur de peintures assure la pérennité et la lisibilité des œuvres sur bois, sur toile et tout autre support. Édifices, monuments, tableaux, meubles, vitraux, céramiques, tapisseries, arts graphiques, textiles... subissent les outrages du temps. Vieillissement naturel (oxydation des matériaux sous les lumières naturelles et/ou artificielles, la chaleur, la pollution atmosphérique…) et/ou accidentel (dessèchement, brûlures, dégâts des eaux, chocs, vandalisme…) seront autant d’occasions à l’œuvre de passer entre les mains d’un restaurateur. Médecin de l'art, le restaurateur doit avoir une connaissance générale de l’histoire de l’art de la peinture afin d’en replacer l’œuvre dans son contexte historique. Il établira le diagnostic après une observation minutieuse de chaque strate composant l’œuvre. La connaissance et la maîtrise des matériaux constitutifs lui permettront d’analyser les différentes couches (support/encollage/préparation/couche colorée/vernis) et leur évolution dans le temps. Le restaurateur devra ensuite décrire et analyser les pathologies naturelles et/ou accidentelles de la conservation avant de pouvoir établir un projet d’intervention curative, conservative, esthétique et préventive. Cette conservation-restauration doit respecter l’histoire, l’esthétique et les matériaux constitutifs de l’œuvre. La connaissance et le respect de la déontologie professionnelle stabilité et la réversibilité des méthodes et des matériaux utilisés permettant de rendre la lisibilité optimale à l’œuvre d’art. Les interventions varient suivant les objets et matériaux et le traitement peut être déterminé en collaboration avec des historiens de l’art, des chimistes et d’autres métiers de la restauration (doreurs, ébénistes…) Le restaurateur doit suivre une formation spécialisée, avoir de solides bases artistiques (copie des techniques anciennes, dessin au trait…) complétées par des connaissances en histoire de l’art, histoire de la restauration, en physique-chimie et archéométrie. Il doit maîtriser les différentes techniques de restauration tant curatives que conservatives, esthétiques et préventives. Il exercera à son compte en profession libérale (commandes émanant de l'État, d'une clientèle privée) ou être salarié par un atelier de restauration…