Le Master international de Santé publique développé par l’EHESP vise à former des professionnels, praticiens de santé publique, capables de créer une interface entre la science et l’action publique, dans des contextes divers, tant au plan national, communautaire, qu’international. Pour mener à bien une analyse des besoins ou un projet en santé, ces professionnels sont en mesure d’appréhender dans leur globalité, les problèmes de santé des populations puis de combiner leurs connaissances et compétences dans les six composantes de base de la santé publique : - En sciences sociales et des comportements de santé : Ces professionnels s’intéressent aux facteurs comportementaux, sociaux et culturels liés à la santé des individus et des populations ainsi qu’aux disparités de santé au cours de la vie. La recherche et les travaux qu’ils sont en mesure d’effectuer dans ce domaine participent au développement, à la gestion, à l’évaluation des programmes et des politiques ou des services de santé visant à promouvoir et à pérenniser un environnement sain, une vie saine pour les individus comme pour les populations. - En sciences du management des politiques de santé : Capables de développer des techniques et stratégies de management pour faire face aux nouveaux challenges des politiques et de la gestion en santé publique, les professionnels issus de ce parcours interviennent dans un champ pluridisciplinaire de recherche et de pratiques. Ils identifient les caractéristiques essentielles de l’environnement dans lequel ils ont à travailler, les méthodes et stratégies pour faire face aux problèmes posés. Ils s’intéressent à la fois aux dimensions managériale et politique des structures, processus et résultats obtenus par les services de santé, tout en incluant les coûts, le financement, l’organisation, les résultats et l’accessibilité des soins. - En sciences de la santé et de l’environnement et de la santé au travail : Les spécificités des professionnels issus de ce parcours résident dans la conception d’études visant à apprécier les effets directs ou indirects, humains et écologiques des principaux facteurs de l’environnement général ou au travail, ainsi que du changement climatique ou des transformations des sociétés. Ces professionnels peuvent de plus participer de manière éclairée à la conception et la mise en œuvre d’approches pertinentes pour l’évaluation des risques, la prévention et le contrôle de menaces environnementales pour la santé et la sécurité des populations. - Action et santé humanitaires : Dans ce champ, les professionnels interviennent à l’aide de méthodes adaptées auprès de populations sinistrées dans un ensemble complexe de paramètres sociaux, politiques, économiques, géographiques et de santé publique qui caractérisent la dynamique d’une crise humanitaire. Ils sont capables de gérer et coordonner des programmes d’intervention d’urgence, d’identifier et rendre opérationnelle des stratégies pour renforcer des systèmes en crise, des situations comportant des faiblesses au niveau du système, au niveau politique ou au niveau des interventions. - En biostatistiques et sciences de l’information : De par le développement ainsi que l’application de raisonnements et de méthodes statistiques, les professionnels de ce champ d’intervention sont en mesure d’aborder, d’analyser et de proposer des réponses aux problématiques de santé publique, de soins et aux questions soulevées par les recherches biomédicales, cliniques ou populationnelles. Ils coordonnent des procédures de collecte de données, conduisent des études et interprètent de manière critique des résultats d’analyses statistiques tout en veillant à développer la présentation de ces analyses en direction de professionnels de santé et du public. - En épidémiologie et recherche clinique : Ce parcours vise à former des praticiens de la santé publique qui étudient des schémas relatifs aux maladies survenant dans les populations, qui identifient les principes et les limites des programmes de dépistage en santé publique. Capables d’évaluer les besoins en données nouvelles et de conduire des revues épidémiologiques sur différents thèmes de santé, ils participent au respect des principes éthiques et légaux relatifs à la collecte, l’utilisation, la maintenance et la dissémination des données épidémiologiques.